À partir de 2025, il sera interdit de transformer un logement classé F ou G en meublé de tourisme. Cette nouvelle réglementation, inscrite dans la loi Climat et Résilience, vise à lutter contre les logements énergivores et à accélérer la transition écologique du parc immobilier français.
Quelles conséquences pour les propriétaires ?
Les propriétaires de biens classés F ou G ne pourront plus demander un changement d’usage pour les transformer en meublé de tourisme. Toutefois, les logements déjà exploités en location saisonnière avant 2025 pourront continuer à être loués, sous réserve d’une mise en conformité progressive.
Les meublés de tourisme existants devront atteindre un DPE classé D au plus tard en 2034 afin de rester conformes aux réglementations en vigueur. Cette mesure concerne principalement les résidences secondaires et les biens mis en location courte durée via des plateformes.
Comment savoir si son logement est concerné ?
Un diagnostic de performance énergétique est obligatoire pour toute mise en location. Les logements classés G sont ceux dont la consommation énergétique dépasse 450 kWh/m² par an. Si vous avez un doute, il est recommandé de réaliser un audit énergétique pour identifier les axes d’amélioration et anticiper la réglementation.
Quelles solutions pour éviter l’interdiction ?
Afin de conserver la possibilité de louer leur bien en location saisonnière, les propriétaires peuvent envisager plusieurs solutions :
- Réaliser des travaux de rénovation énergétique : Isolation des murs et du toit, remplacement des fenêtres par du double ou triple vitrage, amélioration du système de chauffage… Des aides financières comme MaPrimeRénov’, l’éco-PTZ (prêt à taux zéro) ou encore des subventions locales peuvent alléger le coût de ces travaux.
- Optimiser la gestion énergétique du bien : L’installation d’un thermostat intelligent, l’amélioration de l’étanchéité ou l’utilisation d’équipements basse consommation peuvent améliorer la note DPE sans nécessiter une rénovation lourde.
- Anticiper la réglementation : Réaliser un audit énergétique dès maintenant permet d’évaluer les travaux nécessaires et d’éviter d’être pris de court par l’interdiction.
Exception : Qu’en est-il des résidences principales ?
Les propriétaires qui louent leur résidence principale de façon ponctuelle ne sont pas concernés par ces interdictions. Ils pourront continuer à louer leur bien jusqu’à 90 ou 120 jours par an, selon les réglementations locales, même si leur logement est classé F ou G.
Quelles perspectives pour le marché de la location saisonnière ?
Avec ces nouvelles obligations, de nombreux logements risquent de sortir du marché de la location touristique. Cette situation pourrait entraîner une diminution de l’offre et une hausse des prix pour les biens conformes aux nouvelles normes énergétiques. De plus, les collectivités locales seront susceptibles d’intensifier les contrôles pour garantir le respect des interdictions.
Les propriétaires doivent donc agir dès maintenant pour améliorer la performance énergétique de leur bien et s’adapter aux nouvelles réglementations. Ces évolutions visent avant tout à garantir un parc locatif saisonnier plus durable et plus confortable pour les voyageurs.
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